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Le géociblage pour le commerce local

Pour les retailers locaux, l’audience publicitaire la plus précieuse n’est pas définie par des critères démographiques ou des habitudes de navigation, elle est définie par la proximité. Le géociblage, la pratique consistant à diffuser des publicités en fonction de la localisation physique d’un utilisateur, est l’un des moyens les plus directs de connecter les investissements publicitaires digitaux aux visites en magasin.

Ce que le géociblage signifie concrètement

Le géociblage regroupe plusieurs techniques distinctes, souvent utilisées conjointement :

  • Le ciblage par rayon (geofencing) : diffuser des publicités aux utilisateurs se trouvant dans un rayon défini autour d’un magasin ou de l’emplacement d’un concurrent. Les rayons vont typiquement de quelques centaines de mètres dans les zones urbaines denses à plusieurs kilomètres en contexte périurbain ou rural.
  • Le ciblage par ville ou code postal : restreindre la diffusion à des zones administratives spécifiques, utile lorsque les zones de chalandise d’un magasin correspondent étroitement aux codes postaux ou aux limites municipales.
  • Le ciblage par DMA et zone régionale : des regroupements géographiques plus larges utilisés pour les campagnes de marque régionales, souvent alignés sur les limites des marchés télévisuels.
  • Le ciblage hyperlocal : des données de localisation très précises, souvent issues du GPS ou de balises Bluetooth, permettant de cibler à l’intérieur d’un centre commercial, d’une rue ou même d’un étage de magasin.

D’où proviennent les données de localisation ?

Les signaux de localisation dans la publicité programmatique proviennent généralement de plusieurs sources :

  • Les données GPS collectées via des applications mobiles auxquelles l’utilisateur a accordé des permissions de localisation.
  • La géolocalisation par adresse IP, qui permet de déterminer la ville ou le quartier approximatif d’un utilisateur sans GPS.
  • Le positionnement par Wi-Fi et Bluetooth, utilisé dans des contextes de lieux spécifiques comme les centres commerciaux.
  • Les données issues des opérateurs téléphoniques, que les opérateurs mobiles peuvent fournir de manière agrégée ou anonymisée.

La précision et la fiabilité de ces signaux varient considérablement. Le GPS est très précis mais nécessite une autorisation explicite dans l’application. La géolocalisation par IP peut être imprécise, plaçant parfois un utilisateur dans une ville voisine ou du mauvais côté d’un axe routier important.

Principaux cas d’usage pour le commerce local

Les campagnes drive-to-store

Une campagne drive-to-store utilise le géociblage pour atteindre les utilisateurs se trouvant à distance raisonnable d’un magasin et les inciter à le visiter. Ces campagnes combinent souvent la proximité avec un ciblage par heure de la journée, par exemple, toucher les utilisateurs dans un rayon de 2 km d’un supermarché entre 16h et 19h en semaine.

La conquête de la clientèle concurrente

Diffuser des publicités aux utilisateurs physiquement présents chez un concurrent est une tactique courante dans le commerce local. Une nouvelle salle de sport, une chaîne d’épiceries concurrente ou un revendeur électronique rival peuvent tous utiliser cette méthode pour intercepter des clients potentiels au moment où ils évaluent leurs options.

Le ciblage événementiel et saisonnier

Cibler les utilisateurs autour d’événements spécifiques (un marché local, une salle de sport, une salle de concert) permet aux retailers d’atteindre des audiences ayant manifesté un intérêt pour une zone ou une activité particulière à un moment commercialement pertinent.

La mesure : l’attribution de visites en magasin

L’un des principaux avantages du géociblage est sa mesurabilité. L’attribution de visites en magasin (aussi appelée mesure du trafic piétonnier) compare le taux de visites en magasin parmi les utilisateurs exposés à une publicité par rapport à un groupe de contrôle non exposé. Bien qu’aucune méthode ne soit parfaitement précise, cette mesure établit un lien plus direct entre les dépenses digitales et les résultats en magasin que la plupart des autres métriques disponibles pour les annonceurs locaux.

Considérations en matière de vie privée

Les données de localisation sont considérées comme des informations personnelles sensibles dans la plupart des cadres réglementaires. Leur collecte et leur utilisation nécessitent :

  • Le consentement explicite de l’utilisateur dans l’application qui capture les données GPS.
  • La conformité aux réglementations incluant le RGPD, le CCPA et leurs équivalents.
  • Des politiques transparentes de conservation et d’utilisation des données.

Les fournisseurs de données de localisation réputés et les plateformes publicitaires opèrent avec des données basées sur le consentement et doivent être en mesure de démontrer leur conformité. Les annonceurs doivent évaluer leur chaîne d’approvisionnement en conséquence.

Combiner le géociblage avec d’autres signaux

Le géociblage est plus puissant lorsqu’il est combiné à d’autres signaux :

  • Les contraintes horaires et par jour de la semaine alignent la diffusion sur les horaires du magasin ou les fenêtres d’intention d’achat.
  • Les segments d’audience (démographiques, comportementaux ou first-party) réduisent une audience géographique au sous-ensemble le plus pertinent commercialement.
  • La personnalisation créative peut mentionner la ville de l’utilisateur, le magasin le plus proche ou une promotion locale, rendant la publicité immédiatement pertinente.

Comment Arago aide

Arago est conçu pour les retailers locaux, et le géociblage est au cœur de son fonctionnement. Que vous gériez une campagne drive-to-store dans un seul code postal ou que vous coordonniez une opération multi-sites à l’échelle d’une région, les outils de ciblage géographique d’Arago connectent votre budget digital aux audiences les plus susceptibles de franchir la porte de votre magasin.